• Bit-Lit

    Bit-Lit

  • La Marquise des Ténèbres (tome 3) d'Ambre Dubois

     

    La Marquise des Ténèbres (tome 3) d'Ambre Dubois

    Quand les cadavres se relèvent d'entre les morts, Stella, la vampire hongroise exilée à Londres, se doit de mener l'enquête.

    Elle est loin d'imaginer que derrière cette histoire de meurtre et de sorcellerie, c'est tout un passé qui va resurgir.

    En parcourant les sous-sols de l'effroyable Tours de Londres, entre jeux de pouvoir, séductions et manipulations, la belle immortelle aura fort à faire pour découvrir les liens tragiques qui nouent les vampires de la capitale...

     

    La Marquise des Ténèbres (tome 3) d'Ambre Dubois

    Merveilleux / Editions du Petit Caveau / 264 p.

     

    La Marquise des Ténèbres (tome 3) d'Ambre Dubois

    « Décidément, tu es abonnée au troisième tome avec ce forum ! », telle a été la première phrase de ma meilleure amie lorsque j’ai exhibé fièrement la Marquise des Ténèbres d’Ambre Dubois. En effet, c’est le deuxième partenariat que je fais où je dois lire un troisième tome, sans bien sûr connaître les autres… Et tout comme la première fois, je ne l’ai pas regretté ! Loin de là, ce livre fut un véritable coup de cœur.

    Avant d’être un coup de cœur par sa lecture, il faut préciser que j’ai tout de suite craqué pour la couverture que je qualifierais de magnifique ! Sombre, mystérieuse et attirante, avec un petit côté étrange qui pourrait en dissuader plus d’un, je l’ai trouvée osée et surtout originale. Le dessin, d’une qualité remarquable annonce d’amblé la couleur de l’histoire, si bien que l’on sait à quoi s’attendre en se plongeant dans ce livre fascinant.

    J’ai retrouvé avec plaisir un univers décrit et utilisé par un très grand nombre d’auteurs : une Londres noire, sombre et oppressante à l’époque de sa grande puissance, pour paraphraser l'auteur. Le siècle d’or de l’Angleterre, où sa capitale s’illumine dans le paysage international comme l’une des plus grandes villes monde : le moment rêvé pour y faire évoluer des personnages tout aussi puissants et riches. Les vampires, créatures là aussi maintes fois utilisées et remâchées à toutes les sauces. Et pourtant, j’insiste là-dessus, Ambre Dubois a su réutiliser l’ancien pour lui redonner toute sa brillance et sa prestance. Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu une histoire de vampire où ces derniers pouvaient prétendre arriver à la cheville du Dracula de Bram Stoker… Je n’irais pas jusqu’à dire que ceux de ce roman sont aussi parfaits, mais c’est tout comme. Sans compter que Londres est une de mes villes préférées, et qu’importe le tableau que l’on me peint d’elle, qu’il soit noir, ou détruit comme ici ou bien clair et virginal comme dans biens d’autres livres, un roman se passant là-bas aura déjà beaucoup de chance de me plaire.

    Quant aux personnages… Parlons-en tiens ! Si je ne les ai pas trouvé assez approfondi dans ce tome-ci, c’est surement parce qu’il s’agit du troisième opus de la série et surement aussi parce qu’ils sont présents dès le premier tome. Pourtant on sent tout de même leur lourd passé, chacun d’eux porte un secret, un poids qui alourdie les pages du livre lui-même. Un secret qui les rend plus humains, plus attachants, plus sombres et tristes, ce qui sied parfaitement à leur nature de vampire. Prenons Stella par exemple… Son désir virulent de liberté, qui au fil des pages est devenu un besoin nécessaire à sa survie, ce désir justement n’est-il pas un des vices cachés de l’être humain ? Ce détail ne la rend-elle pas plus humaine malgré le démon qui l’habite ? Drake, qui lui a su se hisser en haut du podium de mes personnages préférés, son passé n’est-il pas triste à pleuré ? Et pourtant, j’ai admiré tout au long du roman son courage et surtout sa sincérité et sa quasi pureté dans ce monde fait de jeux de pouvoir tous plus cruels les uns que les autres ! Je n’avais encore jamais vu un auteur manipulé ainsi l’esprit à la fois de ses personnages et de ses lecteurs. Car même à la fin du livre, si Stella semble persuadée d’avoir enfin trouvée son véritable ennemi, je n’en ai pour ma part toujours pas l’intime conviction ! Ainsi le doute persiste et donne très envie de se replonger au plus vite dans les aventures de cette « jeune » femme.

    Si tout cela semble donner le mélange détonnant d’un très bon livre, qu’il l’aura finalement élevé au rang de coup de cœur chez moi est la présence d’un autre personnage et de l’allusion à une autre personne : non, je ne l’ai pas rêvé, Sherlock Holmes et Lestrade sont aussi présent dans l’histoire. Si ce ne sont que deux pions sur l’échiquier complexe de la trame de son roman, ils ont été pour moi deux allusions essentielles au livre. Dans un premier temps parce que l’idée de mettre Sherlock dans une Londres pleines de vampires ferait se retourner dans sa tombe le créateur du célèbre détective, mais aussi parce que Sherlock Holmes restera encore et toujours mon personnage préféré de toute la littérature.

    Je ne puis achever cette chronique sans dire quelques mots sur la plume de l’auteur. A vraie dire, cela faisait un moment que j’avais repéré cette auteur. Mais ce n’est finalement que par cet ouvrage que je la découvre. Comment pourrais-je qualifier son écriture ? Sombre ? Presque torturée ? Mais aussi toute en finesse et en images, c’est une peinture plus qu’un livre qu’elle écrit ici. Fluide et chargée en émotions, ce fut un pur délice, comme une sucrerie bien que la noirceur de son histoire lui donne un arrière goût amer ! Ce qui n’est pas pour déplaire, bien au contraire.

    En conclusion ce livre fut une découverte merveilleuse qui me donne envie de découvrir à la fois les premiers tomes de la série, ainsi que tous les autres livres de cette auteur ! Bref… Je ne puis que clore en remerciant chaleureusement les éditions du Petit Caveau ainsi que le forum Le Sanctuaire de la lecture pour ce délicieux partenariat.


    votre commentaire
  • Vacances Sanglantes (tome 3) de Carrie Vaughn

     

    Vacances Sanglantes (tome 3) de Carrie Vaughn

    Après avoir fait mon coming out en direct à la radio en révélant au monde que j’étais un loup-garou et, après avoir risqué ma vie en témoignant devant le Sénat, je méritais bien quelques jours de vacances, non ? Comme on ne voulait pas me lâcher, j’ai prétexté un bouquin à écrire, mon autobiographie en quelque sorte. Et me voici tranquille au cœur des montagnes du Colorado. Tout ce que je veux, c’est un peu de paix. Est-ce trop demander ?

    Surement puisque quelqu’un dépose devant ma porte les dépouilles de petits animaux mutilés… Convivial. Mais, lorsque Cormac débarque avec Ben parce que ce dernier vient d’être mordu par un lycanthrope, je peux définitivement dire adieu à mes vacances.

     

    Vacances Sanglantes (tome 3) de Carrie Vaughn

    Merveilleux / Pygmalion (Darklight) / 350 p

     

    Vacances Sanglantes (tome 3) de Carrie Vaughn

    Ce troisième volume de l’opus de Carrie Vaughn, Kitty Norville, met en scène Kitty, une jeune femme atteinte de lycanthropie. Après avoir révéler au monde sa particularité, elle part se réfugier au cœur des montagnes et aspire à un peu de tranquillité. Mais comme on peut sans douter, rien ne se passera comme elle l’imaginait !

    Lorsque j’ai commencé ce livre, je me disais que j’aurais du mal à accrocher à l’histoire, bien qu’elle soit vraiment attirante sous plusieurs angles. J’avais peur de ne pas me prendre au roman pour la simple raison que je n’avais pas lu les deux premiers tomes. Bien au contraire, dès les premières pages, je me suis laissée emporter par l’histoire. En plus l’univers des loups-garous restent bien méconnu contrairement à celui des vampires, c’est donc un thème intéressant, bien que moins approfondi dans ce livre.

    L’auteur mêle, avec un style bien à elle, histoire de cœur et actions qui s’enchaînent à la bonne vitesse. C’est un livre bien écrit, fluide, facile à lire, mais surtout plein d’humour, qui m’a pourtant fait verser des larmes par son côté poignant. L’auteur fait référence à plusieurs reprises du livre «Walden ou la vie de les bois » de Henry David Thoreau, qui a inspiré sa retraite à l’héroïne. Elle donne aussi plusieurs autres références littéraires rendant plus crédibles son personnage.

    L’histoire, écrite à la première personne du singulier, mais aussi la description de lieux et des personnages m’ont permis de rentrer très facilement dans le roman. Kitty, qui depuis toujours comptait sur les autres, se découvre une force intérieure qu’elle n’avait pas soupçonnée, en aidant Ben à faire face à sa lycanthropie. Plus qu’un roman fantaisy, l’auteur veut faire passer un message de tolérance à travers son livre. En nous montrant le regard des autres sur cette anormalité, elle dénonce l’intolérance, mais aussi l’injustice, comme on le verra avec l’arrestation de Cormac.

    Ce livre met en scène des personnages touchants, auxquels on s’identifie facilement. Elle rend bien sur l’histoire plus croustillante grâce au triangle amoureux auquel sont confrontés ces trois personnages principaux, bien qu’important, son intrigue ne tourne pas qu’autour de ça, au contraire, ce sont des évènements presque secondaires. Entre doute et trahison, Kitty se retrouverait toute seule sans ses deux amis pour la soutenir.

    Quand on lit une série, si on la trouve bien, on a qu’une envie à la fin, c’est de lire les tomes suivants, une fois n’est pas coutume : ce livre ne m’a donné qu’une envie : lire les deux premiers, afin d’en savoir plus sur l’univers que Carrie Vaughn a créé. Ce livre est donc un gros coup de cœur, que je conseille à tout le monde. C’est ici l’œuvre d’un auteur qui a beaucoup de talent que je me suis prise à découvrir. Je remercie encore une fois le forum ainsi que la maison d’édition pour ce merveilleux partenariat.


    votre commentaire
  • Soeurs de Sang (tome 1) de Richelle Mead

     

    Soeurs de Sang (tome 1) de Richelle Mead

    Saint-Vladimir est un lycée privé hors du commun : à l’abri des regards indiscrets, de jeunes vampires y apprennent la magie. Rose Hathaway est une dhampir et elle doit assurer la protection de sa meilleure amie Lissa, princesse Moroï.

    Menacée au sein même de l’académie, Lissa et Rose ont fugué ensemble, mais on été ramené de force derrière les hautes portes de Saint-Vladimir. Entre intrigue machiavéliques, rituel nocturnes inavouable et amours interdites, elles doivent rester sur leurs gardes : les Strigoï, vampires immortels et ennemis jurés des Moroï, pourraient bien faire de Lissa l’une d’entre eux pour l’éternité.

     

    Soeurs de Sang (tome 1) de Richelle Mead

    Merveilleux / Castelmore / 315 p.

     

    Soeurs de Sang (tome 1) de Richelle Mead

    Comment décrire mon sentiment vis-à-vis de ce livre ? A vrai dire, je trouve très peu de mot qui serait assez fort pour décrire la découverte de cette saga. Peut-être pourrais-je avancé « merveille » ? Mais je ne suis pas sur que cela décrive toute la magie et tout l’effet que cet ouvrage à eu sur moi. Bon, pour résumer, je n’ai pas besoin de vous dire à quel point j’ai adoré !

    Au premier abord, je dois avouer que la couverture ne m’attirait pas trop, de plus la quatrième de couverture ne laissait pas du tout présager l’histoire qui s’y déroulait. Mais une fois le livre ouvert, il m’a été impossible de le lâcher. L’auteur décide de commencer son histoire tout de suite par de l’action, ce qui nous propulse de force dans l’univers qu’elle a crée. Si cela pourrait en gêné certain, pour ma part, j’ai toujours eu tendance à préféré les livres comme ça.

    L’histoire, écrite à la première personne du singulier, nous amène directement de la tête de l’un des personnages principaux de l’histoire, mais celle-ci partageant un lien très étroit avec sa meilleure amie, et accessoirement l’un des personnages les plus importants de l’histoire, on connaît aussi bien les pensées de l’une que celles de l’autre. Malgré cela, l’auteur ne laisse pas de côté les autres personnages, au contraire, chacun d’eux est présenté. Ainsi elle permet au lecteur de choisir celui qu’il préfère et dont il se sent le plus proche.

    Un autre point positif pour les personnages, chacun d’entre eux à un caractère propre, différent des autres. Même si on retrouve tous les caractères qui font les ingrédients d’un roman jeunesse (la peste, la gentille, le beau gosse…), chacun à un petit détail qui différencie cette  série d’une autre. Ces personnages sont drôles, et émouvants à la fois, en bref pleins d’émotions, ce qui les rend tous autant qu’ils sont très attachant. En effet, ils ont tous, « gentils » et « méchants », un passé qui émeut jusqu’aux larmes.

    Dans l’ensemble, l’auteur a su trouvé un bon dosage d’amour et d’actions, le tout englobé dans une écriture simple, facile à lire mais néanmoins très belle. Richelle Mead a donc su trouver un bon équilibre, entre la description de son univers, l’histoire du premier tome et l’incontournable amour impossible. En effet, quand on prend ce livre, la première chose que l’on remarque, c’est qu’il n’est pas très gros. Pourtant, il s’y passe beaucoup de chose, mais le tout se lit avec la fluidité d’un poisson dans l’eau.

    Un petit mot maintenant sur l’univers qu’elle met en place. Centré au autour de vampires, elle a su alliés légendes et anciens avec ses propres idées, ce qui donne là encore un nouveau souffle à ses créatures mythiques. Ce qui m’a le plus étonné malgré tout, c’est que pour la première fois depuis longtemps, les vampires ne sont plus les créatures soit méchantes, soit guerrières, qu’elles sont dans beaucoup de livres. Ici, ce sont ceux qu’il faut protéger. Un concept, qui pour moi est parfaitement nouveau. Cela donne un renouveau non seulement aux vampires en général, mais aussi au style même de ce genre là.


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique