• Passé (tome 1) d'Aline Amouret

    Passé (tome 1) d'Aline Amouret

     

    Passé (tome 1) d'Aline Amouret

    Croyez-vous aux légendes ? La vie est-elle vraiment comme elle veut nous le faire croire ? Je suis mariée, maman de deux petites filles et je dois ma vie sauve à la marque de naissance en forme de croissant de lune que j’ai à la base de mon cou. Ma mère défunte a eu la bonne idée de me cacher la vérité depuis toujours et il a fallu que je tombe sur Lui et frôle la mort entre ses mains la nuit de mes 28 ans pour découvrir qui je suis réellement… Il me faut mentir à ceux que j’aime et pas uniquement sur mon identité… Quant à son existence, elle est sans aucun doute reliée à la mienne… Pourquoi a-t-il fallu que ce soit Lui qui me trouve ? Je m’appelle Luna Stark et j’avais une vie normale jusqu’au jour où Il apparut…

    Aline Amouret, née en juin 1982 à Paris, vit actuellement dans le sud de la France. Ancienne vendeuse dans l’univers de la Japanimation ; c’est une passionnée de mangas et du Japon.

     

    Passé (tome 1) d'Aline Amouret

    Fantasy / Persée / 382 p.

     

    Passé (tome 1) d'Aline Amouret

    J’ai eu l’honneur d’être choisie par le forum le Sanctuaire de la lecture pour ce partenariat avec les Éditions Persée, mais avec la difficulté d’avoir entre les mains le premier livre d’un nouvel auteur : Aline Amouret, et donc de devoir écrire une chronique riche en détails. C’est avec plaisir que je relève ce challenge. Mais avant tout, je tiens à annoncer la couleur de cette chronique en mettant les choses au clair : malgré quelques détails gênants, cette lecture fut un réel plaisir et je classerais sans aucun doute ce livre dans mes coups de cœur de l’année. L’auteur a un potentiel énorme qui j’espère, grandira au fur et à mesure qu’elle écrira.

    Visuellement parlant, la couverture sombre et le symbole étrange qui l’orne, ainsi que le résumé franc et direct de la quatrième de couverture donnent immédiatement envie de dévorer ce livre. Les chapitres, ni trop longs, ni trop courts, ainsi que la taille de la police, rendent la lecture facile et agréable. J’ai aussi beaucoup apprécié les quelques illustrations qui parsèment le livre, comme la carte ou encore les symboles que l’on retrouve parfois en début ou en fin de chapitre.

    Je vais dès maintenant parler du style d’écriture de l’auteur, et donc en profiter pour faire le point sur les quelques détails qui ont perturbé ma lecture. Comme je ne suis pas forte en orthographe, je ne remarque jamais les coquilles dans les bouquins, du coup les rares fois où j’en trouve, je ne fais pas de vague. Néanmoins, il y a une chose qui me gène au plus au point : les fautes dans la concordance des temps. Au début de son roman, l’auteur fait le choix d’écrire au présent, et je sais d’expérience que c’est loin d’être simple pour la concordance. Or, il y a au moins trois de ces fautes qui m’ont interpellée dès le début du roman, en peut-être moins de cinquante pages. Mais après, Aline Amouret passe rapidement à un récit au passé qui permet d’apprécier à sa juste valeur son style fluide et coloré. Un deuxième détail m’a ensuite embêtée, et cela tout au long de ma lecture. Une des grandes particularités de ce roman, c’est ses très nombreux dialogues qui donnent une tonalité plus que vivante au roman. Pourtant l’auteur utilise très souvent des abréviations tel que « j’vais » ; « j’suis », etc.… Le genre d’abréviation que l’on utilise quand on parle, sans s’en rendre compte la plupart du temps, mais qu’on ne s’attend pas à retrouver dans un roman. A la rigueur, une ou deux fois, je n’aurais pas trouvé ça dérangeant, mais systématiquement, je n’aime pas du tout, surtout quand on les voit apparaître dans la bouche d’un adulte. Il faut dire que je suis particulièrement attachée aux phrases complètes de notre bonne vieille langue française dans les romans.

    Pour finir, un dernier petit détail que je tiens à signaler, même s’il n’a aucune conséquence négative sur la lecture. C’est encore au sujet d’abréviations utilisées par l’auteur. Par exemple, Luna utilise une Salle de Transfert pour voyager entre les deux mondes, cette dernière est rapidement abrégée par ST dans le reste du roman. Je n’en vois pas l’utilité, surtout que ce n’est pas trop long à écrire et qu’il ne revient pas si souvent que ça. C’est le genre d’abréviations que l’on utilise pour soi, en général.

    C’était un peu long, mais maintenant que j’ai vidé mon sac, je vais pouvoir parler de tous les aspects positifs du roman et, croyez moi, ils sont nombreux. Commençons par l’univers décrit par l’auteur : deux mondes, des sorcières, des loups-garous, des vampires, des elfes… Bref de la magie ! Vu et revu me direz-vous, surtout aujourd’hui. Et pourtant il y a parfois du bon à reprendre les vieux classiques. Aline Amouret réutilise avec brio l’ancien, sans modifications majeurs, et c’est peut-être ce qui donne autant de charme à son œuvre. Elle arrive à redonner un nouveau souffle au genre, comme on rallumerait un feu dans une vieille cheminée, ou que l'on réparerait un piano vieux de deux siècles pour en jouer de nouveau. A vrai dire cela faisait longtemps qu’un roman comme celui-ci ne m’avait pas autant fait rêver. Habituellement, je me contente d’apprécier un univers sans pour autant m’y voir, alors qu’ici, je me suis surprise à fermer les yeux et à m’imaginer tour à tour sorcière ou vampire. N’est-ce pas là la preuve que ces créatures m’ont séduite ? L’auteur n’a pas cherché à cacher la part d’ombre des « monstres » qu’elle met en scène. Bien au contraire, elle nous les présente tels qu’ils sont : d’une cruauté sans méchanceté. Au final elle nous démontre avec la plus grande simplicité ce que d’autres essaient de faire en quatre tome sans succès : la créature ne fait pas l’homme, et celui-ci peut choisir d’être bon ou mauvais malgré ce que son instinct lui dicte.

    Ce roman est étonnant à bien des abords, mais surtout au niveau de ces personnages. Là encore, l’auteur arrive à un résultat merveilleux sans en faire des tonnes. C’est une palette de personnages hauts en couleurs qu’elle fait évoluer dans son roman. Hauts en couleurs, certes, mais aussi étonnant de simplicité. Ici, pas besoin d’avoir des gens qui portent tous les malheurs du monde sur leurs épaules pour les rendre attachants. Que ce soit Luna ou bien Deile, ils ont tous une histoire simple, certes un peu triste, mais ils traînent un passé qui pourrait correspondre à celui de « Monsieur Tout le Monde », vampirisme et sorcellerie mis à part évidement. Luna touche par sa détermination et son dévouement, Deile par son romantisme et son attachement à l’humanité qui reste en lui. A chacun ses qualités, ses défauts qui les rendent uniques aux yeux des lecteurs. Autre détail surprenant, je n’avais jamais été confrontée à un personnage principal marié (du moins dans ce genre de livre), et je dois avouer que ça donne un petit plus aux intrigues amoureuses du roman. Je n’ai cité que deux personnages, mais tous sans exception m’ont beaucoup plu, c’est d’ailleurs pour ça que j’ai tant de mal à choisir mon préféré.

    J’ai donc été transportée par l’univers de l’auteur, par son écriture si douce, et si pour moi ce roman est une véritable réussite, j’ai néanmoins une dernière remarque à faire. Ce premier tome met en place l’histoire et l’univers, il y a très peu d’action, l’auteur préférant exposer des descriptions et de la romance. Et si moi, j’adore, (on ne devient pas fan de Zola quand on n’aime pas la description), je pense que cela pourrait gêner certaines personnes.

    En dernier lieu je tiens à remercier les Éditions Persée ainsi que le forum le Sanctuaire de la lecture de m’avoir accordée leur confiance pour ce partenariat. Mais aussi un grand merci à l’auteur pour ce pur moment de plaisir. Je n’ai donc qu’une chose à dire : à quand la suite ?


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :