• La Fée de la Mousse de Philippe H. Besancenet

     

    La Fée de la Mousse de Philippe H. Besancenet

    « Dans le marais, personne ne vous entend crier. »

    Bienvenue au Royaume de Gwann ! Avec son monstre ravisseur de princesse, ses momies tueuses, sa fée sans baguette, son festival folk et des bains de boue à volonté, vous vous sentirez vite à l’aise.

    Ici, rien n’est comme il paraît être. On y trouve la gloire comme la mort, les ennuis comme l’amour.

     

    La Fée de la Mousse de Philippe H. Besancenet

    Fantasy / Le Petit Golem / 100 p. / Ebook

     

    La Fée de la Mousse de Philippe H. Besancenet

    La Fée de la Mousse de Philippe H. Besancenet est un petit roman disponible au format numérique, mais également, dans un tirage limité, au format papier*. Je commencerais par remercier les éditions Le P'tit Golem, pour m’en avoir confié un exemple en toute confiance. Ce fut un réel plaisir de me replonger dans l’univers de cet auteur, que j’avais découvert au travers de son roman Le Magicien et le Golem.

    La Fée de la Mousse est une histoire qui réunit tous les ingrédients d’un véritable conte de fée : un prince, une princesse qu’il faut sauver d’un monstre, un soupçon de magie, pour un tout qui  nous donne une épopée haute en couleur. Mais de page en page, l’auteur nous entraîne de surprise en surprise, en revisitant totalement le genre. Qui aurait pu imaginer qu’un conte puisse se passer dans un royaume qui n’a pour territoire qu’un marais nauséabond, ou bien qu’un prince puisse laisser languir sa promise plusieurs années dans sa tour ? Et pourtant… C’est là que nous plonge Besancenet dès les premières lignes. Il met en place une atmosphère à la fois étrange et absurde, qui surprend m’a tout de suite conquise. Il ne faut pourtant pas cinq minutes pour découvrir que l’ambiance ne pose que les premières pierres d’une histoire qui se révèlera beaucoup plus complexe qu’elle n’y parait.  

    Cette histoire a grandement confirmé l’impression que j’avais eu, après avoir finit son Le Magicien et le Golem : Philippe H. Besancenet a une plume incroyable. A la fois légère et imagée, il fait donne vie à ses personnages et aussi à ses décors. Ses paysages sont aussi réalistes que ses créatures sont fantastiques, on les visualise aussi bien les uns que les autres. Si son histoire se donne l’apparence d’un conte pour enfant, le vocabulaire qu’il utilise est bien soutenu, qui destine ce roman à un publique beaucoup plus adulte.

    Si l’univers, et l’écriture sont incroyables, ils ne sont rien comparés à l’impression que m’a laissé les personnages. Si je ne devais me souvenir que d’une seule chose, ce serait d’eux. Il n’y a en a pas profusion, mais chacun d’eux est doté d’un caractère propre, qui les rend unique et attachant. La méchante reine aborde un côté légèrement impersonnel, qui pourrait accentuer la noirceur de ses actes, néanmoins, elle m’a paru plus pathétique que méchante, dans sa quête désespérée d’une apparence parfaite. Mais les deux personnages les plus incroyables sont Odla, la Fée de la Mousse, et Amaury, le Prince : ils partent en enfants et arrivent en adultes. Amaury, engoncer dans ses principes jusqu’au cou, paraît dans un premier temps superficiel, mais il se révélera tout le contraire. Il est particulièrement drôle et attachant. Olda paraît plus profonde au premier abord, plus sérieuse, on a la possibilité de se sentir plus proche d’elle. Quant aux quelques personnages secondaires, ils sont hilarants et touchant à leur manière.

    C’est au travers de ces personnages et de cet univers que Philippe H. Besancenet nous propose un véritable voyage d’initiation. Il essaye de nous sensibiliser à la protection de l’environnement, avec la volonté farouche d’Odla à sauver le marais et ses habitants, tandis que le personnage d’Amaury aborde un sujet plus profond qui est la recherche de soi. Le voir se détacher des concepts qui ont bercé son enfance et découvrir par lui-même le véritable sens de sa vie, peut permettre de se remettre soi-même en question.

    Il me semble avoir précisé plus haut, qu’il s’agissait d’un tout petit roman, qui ne fait pas plus d’une centaine de pages. Or il se passe mille et une choses, qui font de cette lecture une lecture très dense, où les actions s’enchaînent sans que l’on ait le temps de souffler. Ça donne une impression de superpositions des idées qui laisse un arrière goût embrouillé à la fin. C’est peut-être le seul point négatif de cet ouvrage, qui aurait mérité quelques pages en plus, histoire de poser l’action, et de laisser le temps au lecteur d’assimiler les derniers évènements.

    Pour finir, je ne nierais pas avoir été parfaitement conquise par cette histoire. Le genre « conte de fée » revisité est surement l’aspect que j’ai le plus apprécié, avec bien évidemment les personnages. Je remercie, une nouvelle fois, les éditions Le P'tit Golem, ainsi que l’auteur, pour m’avoir fait découvrir cette histoire.

     *http://merrelf.free.fr/?p=679


    votre commentaire
  • Le Magicien et le Golem (tome 1) de Philippe H. Besancenet

     

    Le Magicien et le Golem (tome 1) de Philippe H. Besancenet

    Arha ne croit pas au Destin mais celui-ci ne veut rien entendre. Il le condamne depuis sa naissance à enchaîner coups de chance et sacrées déveines. Une situation hasardeuse à vivre au quotidien et qui se complique encore lorsque le garçon commence son apprentissage de la magie. Tandis qu’il se rend à une réunion importante de magiciens, son professeur disparaît. Et ses espoirs d’être sauvé de dangereuses créatures aussi ! Poussé par les événements, Arha doit percer le mystère qui entoure une série de vols audacieux s’il veut se dépêtrer de cette situation. Aidé par ses amis, Catie la téméraire et Bressog le gourmand, l’apprenti magicien mène l’enquête, entre metteurs en scène inspirés, créatures féroces et sortilèges ratés…

     

    Le Magicien et le Golem (tome 1) de Philippe H. Besancenet

    Fantasy / Artalys / 316 p.

     

    Le Magicien et le Golem (tome 1) de Philippe H. Besancenet

    Le Magicien et le Golem de Philippe H. Besancenet est le premier tome de la série L’Armée du Seigneur Noir et raconte les aventures d’Ahra un jeune apprenti magicien sur qui pèse une drôle de malédiction : il est condamné à enchaîner les coups de chance et ceux de malchance. Alors quand son professeur disparaît et que ces amis l’entraînent bon gré mal gré à sa recherche, Ahra a conscience qu’il va au devant de sacrés ennuis, mais aussi de bons fous rires.

    Lorsque j’ai reçu le livre, ma première pensée n’a pas vraiment été positive. En effet, la couverture ne me plaisait pas tellement. Les dessins n’avaient rien d’exceptionnels, sans compter que je la trouvais un peu trop chargée. Heureusement que je n’ai pas pour habitude de juger un livre sur sa couverture et que j’ai toujours préféré chercher plus profondément, car croyez-moi j’aurais raté quelque chose, et je n’ai pas été déçue du tout par cette lecture, bien au contraire !

    C’est avec une facilité déconcertante que Philippe H. Besancenet arrive à nous entraîner dans cette histoire. Dotée d’un plume facile à lire, l’auteur fabrique avec brio un cocktail d’humour, d’aventure, de magie et aussi d’amour qui nous donne tout au long du livre l’impression d’évoluer en même temps que les personnages.

    Il utilise également une écriture profondément marquée par certains auteurs et j’ai eu plaisir à retrouver certains trait de l’humour de Pratchett, ainsi que de très nombreuses références aux différentes œuvres de Tolkien : le livre recherché par Ahra et ses amis s’appelle par exemple Misarilion de Loitenk, qui fait bien sur pensé au Silmarillion, ou encore une des pièces de théâtre préféré de nos héros, qui s’appellent Les 20 anneaux de pouvoirs, en référence surement au Seigneurs des Anneaux. Tolkien n’est pas le seul à revenir et à être transformer par les doigts de fées de l’auteur. J’ai aussi remarqué une référence à Tim Burton et une, il me semble, à la série Magyk. Tout cela amène le lecteur à entrer encore plus dans l’histoire, mais ce procédé amène également une dose d’humour non négligeable.

    Le livre met aussi en scène de nombreux personnages, et qu’ils soient secondaire ou principaux, ils ont tous leur propre personnalité. Leur description et leur côté indéniablement vivant permet de mieux s’identifier à eux. Et je dois avouer, une fois n’est pas coutume, que l’un de mes personnages préférés est le personnage principal du roman : Ahra, même s’il est très difficile de choisir et qu’ils ont tous un petit quelque chose qui les rend appréciables. A vrai dire ce qui m’a surtout touché avec Ahra, c’est qu’il est le type même de l’anti-héro. Il accumule un certain nombre de défauts qu’il le rendre plus humain et réel : il n’est ni le plus fort, ni le plus talentueux, ni le plus courageux, mais il est là quand même ! Et je n’ai pas pu m’empêcher de penser à certains moments : « Mon vieux, tu aurais mieux fait de rester coucher dans ton lit ce matin ! ».

    Les descriptions quant à elles sont aussi très réussi, on a aucun mal à s’imaginer le château piégé de Pytre ou encore l’immense bibliothèque dans laquelle nos trois héros ce font enfermer pour le bien de leur enquête. Mais ses descriptions atteignent leur apogée lorsque nos trois amis se retrouvent confrontés à des monstres légendaires. A contrario, les personnages méchants, eux, ne font pas particulièrement peur, et ne sont pas très impressionnant.

    En résumé, j’ai vraiment beaucoup apprécié cette lecture où la balance penche nettement en faveur des points positifs. Et avec cette fin qui nous laisse justement sur notre faim, j’ai vraiment hâte de découvrir la suite. Je remercie le sanctuaire de la lecture et la maison d’édition Artalys pour ce merveilleux partenariat.


    votre commentaire
  • Passé (tome 1) d'Aline Amouret

     

    Passé (tome 1) d'Aline Amouret

    Croyez-vous aux légendes ? La vie est-elle vraiment comme elle veut nous le faire croire ? Je suis mariée, maman de deux petites filles et je dois ma vie sauve à la marque de naissance en forme de croissant de lune que j’ai à la base de mon cou. Ma mère défunte a eu la bonne idée de me cacher la vérité depuis toujours et il a fallu que je tombe sur Lui et frôle la mort entre ses mains la nuit de mes 28 ans pour découvrir qui je suis réellement… Il me faut mentir à ceux que j’aime et pas uniquement sur mon identité… Quant à son existence, elle est sans aucun doute reliée à la mienne… Pourquoi a-t-il fallu que ce soit Lui qui me trouve ? Je m’appelle Luna Stark et j’avais une vie normale jusqu’au jour où Il apparut…

    Aline Amouret, née en juin 1982 à Paris, vit actuellement dans le sud de la France. Ancienne vendeuse dans l’univers de la Japanimation ; c’est une passionnée de mangas et du Japon.

     

    Passé (tome 1) d'Aline Amouret

    Fantasy / Persée / 382 p.

     

    Passé (tome 1) d'Aline Amouret

    J’ai eu l’honneur d’être choisie par le forum le Sanctuaire de la lecture pour ce partenariat avec les Éditions Persée, mais avec la difficulté d’avoir entre les mains le premier livre d’un nouvel auteur : Aline Amouret, et donc de devoir écrire une chronique riche en détails. C’est avec plaisir que je relève ce challenge. Mais avant tout, je tiens à annoncer la couleur de cette chronique en mettant les choses au clair : malgré quelques détails gênants, cette lecture fut un réel plaisir et je classerais sans aucun doute ce livre dans mes coups de cœur de l’année. L’auteur a un potentiel énorme qui j’espère, grandira au fur et à mesure qu’elle écrira.

    Visuellement parlant, la couverture sombre et le symbole étrange qui l’orne, ainsi que le résumé franc et direct de la quatrième de couverture donnent immédiatement envie de dévorer ce livre. Les chapitres, ni trop longs, ni trop courts, ainsi que la taille de la police, rendent la lecture facile et agréable. J’ai aussi beaucoup apprécié les quelques illustrations qui parsèment le livre, comme la carte ou encore les symboles que l’on retrouve parfois en début ou en fin de chapitre.

    Je vais dès maintenant parler du style d’écriture de l’auteur, et donc en profiter pour faire le point sur les quelques détails qui ont perturbé ma lecture. Comme je ne suis pas forte en orthographe, je ne remarque jamais les coquilles dans les bouquins, du coup les rares fois où j’en trouve, je ne fais pas de vague. Néanmoins, il y a une chose qui me gène au plus au point : les fautes dans la concordance des temps. Au début de son roman, l’auteur fait le choix d’écrire au présent, et je sais d’expérience que c’est loin d’être simple pour la concordance. Or, il y a au moins trois de ces fautes qui m’ont interpellée dès le début du roman, en peut-être moins de cinquante pages. Mais après, Aline Amouret passe rapidement à un récit au passé qui permet d’apprécier à sa juste valeur son style fluide et coloré. Un deuxième détail m’a ensuite embêtée, et cela tout au long de ma lecture. Une des grandes particularités de ce roman, c’est ses très nombreux dialogues qui donnent une tonalité plus que vivante au roman. Pourtant l’auteur utilise très souvent des abréviations tel que « j’vais » ; « j’suis », etc.… Le genre d’abréviation que l’on utilise quand on parle, sans s’en rendre compte la plupart du temps, mais qu’on ne s’attend pas à retrouver dans un roman. A la rigueur, une ou deux fois, je n’aurais pas trouvé ça dérangeant, mais systématiquement, je n’aime pas du tout, surtout quand on les voit apparaître dans la bouche d’un adulte. Il faut dire que je suis particulièrement attachée aux phrases complètes de notre bonne vieille langue française dans les romans.

    Pour finir, un dernier petit détail que je tiens à signaler, même s’il n’a aucune conséquence négative sur la lecture. C’est encore au sujet d’abréviations utilisées par l’auteur. Par exemple, Luna utilise une Salle de Transfert pour voyager entre les deux mondes, cette dernière est rapidement abrégée par ST dans le reste du roman. Je n’en vois pas l’utilité, surtout que ce n’est pas trop long à écrire et qu’il ne revient pas si souvent que ça. C’est le genre d’abréviations que l’on utilise pour soi, en général.

    C’était un peu long, mais maintenant que j’ai vidé mon sac, je vais pouvoir parler de tous les aspects positifs du roman et, croyez moi, ils sont nombreux. Commençons par l’univers décrit par l’auteur : deux mondes, des sorcières, des loups-garous, des vampires, des elfes… Bref de la magie ! Vu et revu me direz-vous, surtout aujourd’hui. Et pourtant il y a parfois du bon à reprendre les vieux classiques. Aline Amouret réutilise avec brio l’ancien, sans modifications majeurs, et c’est peut-être ce qui donne autant de charme à son œuvre. Elle arrive à redonner un nouveau souffle au genre, comme on rallumerait un feu dans une vieille cheminée, ou que l'on réparerait un piano vieux de deux siècles pour en jouer de nouveau. A vrai dire cela faisait longtemps qu’un roman comme celui-ci ne m’avait pas autant fait rêver. Habituellement, je me contente d’apprécier un univers sans pour autant m’y voir, alors qu’ici, je me suis surprise à fermer les yeux et à m’imaginer tour à tour sorcière ou vampire. N’est-ce pas là la preuve que ces créatures m’ont séduite ? L’auteur n’a pas cherché à cacher la part d’ombre des « monstres » qu’elle met en scène. Bien au contraire, elle nous les présente tels qu’ils sont : d’une cruauté sans méchanceté. Au final elle nous démontre avec la plus grande simplicité ce que d’autres essaient de faire en quatre tome sans succès : la créature ne fait pas l’homme, et celui-ci peut choisir d’être bon ou mauvais malgré ce que son instinct lui dicte.

    Ce roman est étonnant à bien des abords, mais surtout au niveau de ces personnages. Là encore, l’auteur arrive à un résultat merveilleux sans en faire des tonnes. C’est une palette de personnages hauts en couleurs qu’elle fait évoluer dans son roman. Hauts en couleurs, certes, mais aussi étonnant de simplicité. Ici, pas besoin d’avoir des gens qui portent tous les malheurs du monde sur leurs épaules pour les rendre attachants. Que ce soit Luna ou bien Deile, ils ont tous une histoire simple, certes un peu triste, mais ils traînent un passé qui pourrait correspondre à celui de « Monsieur Tout le Monde », vampirisme et sorcellerie mis à part évidement. Luna touche par sa détermination et son dévouement, Deile par son romantisme et son attachement à l’humanité qui reste en lui. A chacun ses qualités, ses défauts qui les rendent uniques aux yeux des lecteurs. Autre détail surprenant, je n’avais jamais été confrontée à un personnage principal marié (du moins dans ce genre de livre), et je dois avouer que ça donne un petit plus aux intrigues amoureuses du roman. Je n’ai cité que deux personnages, mais tous sans exception m’ont beaucoup plu, c’est d’ailleurs pour ça que j’ai tant de mal à choisir mon préféré.

    J’ai donc été transportée par l’univers de l’auteur, par son écriture si douce, et si pour moi ce roman est une véritable réussite, j’ai néanmoins une dernière remarque à faire. Ce premier tome met en place l’histoire et l’univers, il y a très peu d’action, l’auteur préférant exposer des descriptions et de la romance. Et si moi, j’adore, (on ne devient pas fan de Zola quand on n’aime pas la description), je pense que cela pourrait gêner certaines personnes.

    En dernier lieu je tiens à remercier les Éditions Persée ainsi que le forum le Sanctuaire de la lecture de m’avoir accordée leur confiance pour ce partenariat. Mais aussi un grand merci à l’auteur pour ce pur moment de plaisir. Je n’ai donc qu’une chose à dire : à quand la suite ?


    votre commentaire
  • La Guerre des Eléments de Perrine Rousselot

     

    La Guerre des Eléments de Perrine Rousselot

    Je m’appelle Avril, j’ai dix-sept ans et la vie d’une adolescente normale. J’ai un petit ami qui s’appelle Mickaël et ma meilleure amie Aline est en Terminale avec moi. Chose qui pourrait paraître étrange, j’ai un animal de compagnie qui s’appelle Lux, c’est une luciole. Le jour où je découvre un monstre sous mon lit, je me précipite chez Mickaël mais y découvre un autre garçon du nom de Snow qui me vole un baiser. Qui est-il ? Et comment peut-il savoir tant de chose sur moi et mon amitié particulière avec Lux ?

     

    La Guerre des Eléments de Perrine Rousselot

    Fantasy / The Book Edition / 279 p.

     

    La Guerre des Eléments de Perrine Rousselot

    La guerre des Eléments est le premier roman de Perrine Rousselot. Et pour tout dire c'est un roman très réussi qui m'a conquise du début à la fin. C'est là encore une découverte surprenante et vraiment plaisante. Un premier roman pleins de qualités et très peu de défaut.

    Sur l'aspect visuel je ne m'attarderais pas, car il n'a pas été décisif. Je peux néanmoins dire que le livre c'est doté d'une nouvelle couverture tout simplement sublime et magnifique. A dire vrai, ce qui m'a attirée dans ce roman, c'est le quatrième de couverture. Et plus particulièrement un mot : « monstre ». La phrase parle plus précisément d'un monstre sous un lit... Dans un premier temps, c'est cette tournure de phrase qui m'a beaucoup dérangée. Ce livre est en effet destiné aux adolescents, aux jeunes adultes, et à toutes les personnes ayant gardé une âme d'enfants, alors qui irait utiliser une tournure pareil dans un livre comme ça ? En fait, c'est cette phrase qui donne à ce roman cet air si mystérieux, et c'est ce qui m'a décidé à le lire.

    Ensuite, que dire du style de l'auteur ? Etonnant de simplicité, jeune et vivant, il m'a tout de suite happée dans l'histoire. L'auteur fait vivre et évoluer ses personnages à la manière d'un film. Le tout donne une lecture facile et vraiment très rapide, les pages se tournant à un vitesse déconcertante. C'est justement la rapidité des événements, le rythme trop soutenu de l'histoire qui constitue le principal défaut du roman, cela ne gêne en rien la lecture, mais on aimerait surement savourer certains passages plus longtemps : on digère tout juste une action que l'autre déboule déjà au coin de la rue. C'est un marathon, un carambolage vif de scènes d'action laissant le lecteur haletant, mais malgré tout ravi. Les descriptions, bien que courtes dans l'ensemble, sont très bien écrites et permettent de se représenter les scènes et les lieux avec précision et véracité.

    Les personnages quant à eux sont vivants et réalistes. Une très grande réussite de ce côté là ! A chacun son caractère bien trempé, à chacun ses petits défauts qui leur donnent ce côté si humain, mais surtout à chacun cette part d'ombre et de lumière les faisant osciller si souvent entre le bien et le mal. Avril avec son côté un peu égoïste est vraiment particulière, de tel manière qu'on ne sait toujours pas à la fin du roman s'il faut l'aimer, la détester ou la mépriser. Snow : comment ne pas l'aimer ? Surtout quand on voit ce qu'Avril peut lui imposer. C'est un ange, le petit copain idéal ! Père Noël, tu sais ce que je veux comme cadeau maintenant ! Puis parlons aussi de Michaël... Ah voilà un méchant comme je les aime : suffisant, arrogant et sans pitié, un méchant qui irait jusqu'à trahir sa propre mère pour avoir ce qu'il veut. J'ai aussi beaucoup aimé la relation entre les âmes sœurs, qui peut aller de l'amitié à l'amour, c'est vraiment quelque chose que l'on ne retrouve pas souvent.

    Pourquoi ne pas aborder l'histoire maintenant ? Au premier abord, il s'agit d'une lutte entre le bien et le mal, l'ombre et la lumière, peu importe le nom qu'on leur donne. Ici, on retrouve une prophétie, à première vue comme on en voit tant. Mais si le concept n'est pas neuf, la manière dont il est utilisé ici laisse pantois. L'auteur met en place un intrigue bien trouvée et surtout bien menée du début à la fin, une intrigue vraiment surprenante. Alors que dans tous les romans portant sur des prophéties, le personnage principal se révèle être un acteur de cette prophétie, dans la Guerre des Eléments, l'auteur nous laisse dans cette certitude pour la bouleverser à la fin, nous laissant véritablement étonné. Un ultime rebondissement intéressant, redonnant un second souffle et une nouvelle dimension à son histoire. Mais un univers si riche mériterait beaucoup plus d'approfondissement et le livre n'en serait que mieux s'il avait été plus gros et plus détaillé. Cela nous aurait permis de profiter plus longtemps du style de l'auteur, mais aussi d'en ressortir un peu moins essoufflé.

    Malgré tout, ce livre reste une formidable découverte et je n'ai pas été déçue du tout. Il a comblé toutes mes attentes. Je tiens à remercier ma correspondante, qui n'est autre que Perrine Rousselot elle-même pour ce formidable cadeau, et aussi pour l'autographe qu'elle a eu la gentillesse de m'écrire. Ce livre est un de mes plus gros coups de coeur de l'année et je n'ai qu'une chose à dire : quand la suite ?


    votre commentaire
  • [Saga] Les Chevaliers d'Emeraude d'Anne Robillard [Saga] Les Chevaliers d'Emeraude d'Anne Robillard [Saga] Les Chevaliers d'Emeraude d'Anne Robillard [Saga] Les Chevaliers d'Emeraude d'Anne Robillard [Saga] Les Chevaliers d'Emeraude d'Anne Robillard [Saga] Les Chevaliers d'Emeraude d'Anne Robillard
    [Saga] Les Chevaliers d'Emeraude d'Anne Robillard [Saga] Les Chevaliers d'Emeraude d'Anne Robillard [Saga] Les Chevaliers d'Emeraude d'Anne Robillard [Saga] Les Chevaliers d'Emeraude d'Anne Robillard [Saga] Les Chevaliers d'Emeraude d'Anne Robillard [Saga] Les Chevaliers d'Emeraude d'Anne Robillard

     

    [Saga] Les Chevaliers d'Emeraude d'Anne Robillard

    Se déroulant dans un monde oublié et dans des temps lointains, cette épopée tumultueuse raconte l'histoire de Kira, l'enfant mauve conçue lors du viol de la Reine Fan de Shola par Amecareth, l'Empereur Noir. Les Chevaliers d'Émeraude devront mener de durs combats pour protéger cette petite fille, afin que s'accomplisse la prophétie qui verra la destruction d'Amecareth.

     

    [Saga] Les Chevaliers d'Emeraude d'Anne Robillard

    Fantasy / Michel Lafont / 12 tomes / finie

     

    [Saga] Les Chevaliers d'Emeraude d'Anne Robillard

    Une fois n’est pas coutume, je chroniquerais aujourd’hui une série dans son intégralité. La série les Chevaliers d’Emeraude d’Anne Robillard est composée de douze tomes. Et pourtant malgré sa longueur, l’auteur a su nous surprendre un peu plus au fur et à mesure que l’histoire avançait.

    Chose incroyable que cette série, son aspect visuel. Toutes les couvertures, sans exception, sont attirantes. Vives et colorées elles plaisent au premier coup d’œil et mettent en avant les romans. Chacune d’entre elles représente une scène ou un personnage de l’histoire, permettant à un lecteur non initié de mieux se représenter l’univers de l’auteur, tandis qu’elles illustrent à merveille les événements représentés pour un lecteur assidu.  Elles sont faites de telle manière que le regarder après une lecture revient en quelque sorte à « relire » le passage qu’elle représente et surement d’en avoir une meilleure représentation. Les résumés quant à eux savent mettre en appétit d’un tome un l’autre de sorte qu’on ne puisse pas s’arrêter de lire une fois la série entamée. Une fois à l’intérieur, on n’a qu’une hâte : continuer, et connaître le fin mot de l’histoire, même si en un sens il est plutôt difficile.

    Quelques mots ensuite sur l’écriture et le style d’Anne Robillard. Léger, frais et imagé, c’est un vrai plaisir que de la lire, c’est ce qui fait en grande partie la réussite de cette histoire selon moi. Elle nous dépeint à la perfection les paysages d’Enkidiev, et nous transporte avec la facilité d’une brise soulevant les feuilles d’automne d’un royaume à l’autre de son univers.  Elle nous fait vivre à travers les personnages les émotions et les moments forts de l’intrigue. Elle nous ballade d’un point de vue à un autre avec la fluidité d’une valse. Son écriture est aussi facile à lire qu’un morceau de musique classique est facile à écouter. Cette série fut l’occasion pour moi de découvrir un auteur qui m’était jusque là inconnue, un auteur vraiment talentueuse. Autre chose d’incroyable c’est sa constance au fil des tomes. Elle reste de page en page fidèle à elle-même, tout en réussissant malgré tout à s’améliorer. Tout comme un manga ka améliorera ses dessins au fil des tomes qu’il dessinera.

    Les personnages maintenant… Il serait évidemment trop long d’en faire une liste ici, car l’évolution dans le temps est véritablement rapide et les personnages apparaissent, sans pour autant disparaître en très grand nombre tout au long des tomes. Néanmoins, on s’attache autant aux premiers chevaliers, qu’aux derniers, adoubés dans les derniers tomes. Beaucoup de personnages viennent d’ajouter aux personnages principaux, donnant à la série de plus de plus de profondeur. Chaque personnages est décrit, en apparence et en caractère, comme s’il était le plus important du roman, même si son rôle est minime. Chacun à son caractère propre, très différents les uns des autres, même si on note des ressemblances selon les générations. Anne Robillard à l’art de nous faire saisir l’essence de ses personnages en quelques mots. Ainsi parmi les plus charismatiques, et les plus marquant, je pourrais citer Jason, ou encore Lassa, et Kira tout deux membres de la prophétie. Tous pourtant ne me sont pas agréables. Wellan, le grand chef des chevaliers, est trop parfait à mon goût, et des défauts me hérissent les poils, même s’il reste attachant. Si beaucoup me sont chers, Jason restera surement mon préféré, on ne défait pas les coups de cœur, même en douze tomes. L’évolution rapide dans le temps des romans permet de voir les évolutions des personnages, ainsi Kira que nous connaissons enfant, nous apparaîtra mère, et cela pour beaucoup de chevaliers.

    Un mot maintenant sur les méchants de cette histoire. Je dois avouer, que sans m’avoir déplu, ils ne resteront pas gravé dans ma mémoire. Tout au long, je les ai trouvées gentillets, bien trop effacé. En fait le peu de profondeur que l’auteur leur a donné enlevait, sans aucun doute, la monstruosité que leur apparence ou leurs actes pouvaient leur donner.   Mais dans un univers aussi travaillé et merveilleux que celui mit en scène par Anne Robillard, ce n’est qu’un petit détail sans importance. De plus, on peut ajouter que la présentation en insectes de ces personnages ouvre la série à un plus large public.

    On peut, pour continuer sur des points qui pourraient être considéré comme négatif, dire que j’ai trouvé les scènes de combats vraiment très pâles comparées à la palette de couleur et de sentiments qu’elle nous offre dans ses passages narratifs. Les toutes premières sont vraiment décevantes, voir totalement sans intérêt. Tandis que les dernières sont beaucoup mieux réussies, plus riches en détails, et aussi plus longues, elles gagnent en réalisme. Malgré tout, certains passages restent ennuyeux à mon goût, et même avec cette progression, elles n’atteindront jamais le niveau des scènes de combat chez Tolkien.

    De plus, on peut aussi dire quelques mots sur l’univers si riche des Chevaliers d’Emeraude. Si je l’ai merveilleux et parfaitement abouti du début à la fin de la série, je lui ai aussi trouvé une très grande part de surréalisme. En fait, il est vraiment trop utopique. Tous les grands malheurs ont pu être évités, et quoiqu’il arrive, qu’importe les difficultés, les Chevaliers s’en sortent toujours. Je ne dis pas que j’aurais préférés qu’ils perdent, loin de là, j’adore les happy ends… Mais je trouve qu’un peu de souffrance donne plus de matière à ce genre d’univers… L’atténuation permanente des scènes de combats et des morts tragiques enlèvent justement cette matière. Cette histoire reste tout de même un chef d’œuvre.

    C’est donc à regret que j’ai refermé le douzième tome des Chevaliers d’Emeraude, voulant que l’aventure ne se termine jamais et c’est donc avec plaisir que je la continuerais et que je la prolongerais avec les Héritiers d’Enkidiev. C’est une série que je conseille plus que fortement à tous les adeptes de fantaisie. La série, comme l’auteur furent une découverte que je ne regrette en rien.


    votre commentaire