• [Saga] Les Chevaliers d'Emeraude d'Anne Robillard

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    [Saga] Les Chevaliers d'Emeraude d'Anne Robillard

    Se déroulant dans un monde oublié et dans des temps lointains, cette épopée tumultueuse raconte l'histoire de Kira, l'enfant mauve conçue lors du viol de la Reine Fan de Shola par Amecareth, l'Empereur Noir. Les Chevaliers d'Émeraude devront mener de durs combats pour protéger cette petite fille, afin que s'accomplisse la prophétie qui verra la destruction d'Amecareth.

     

    [Saga] Les Chevaliers d'Emeraude d'Anne Robillard

    Fantasy / Michel Lafont / 12 tomes / finie

     

    [Saga] Les Chevaliers d'Emeraude d'Anne Robillard

    Une fois n’est pas coutume, je chroniquerais aujourd’hui une série dans son intégralité. La série les Chevaliers d’Emeraude d’Anne Robillard est composée de douze tomes. Et pourtant malgré sa longueur, l’auteur a su nous surprendre un peu plus au fur et à mesure que l’histoire avançait.

    Chose incroyable que cette série, son aspect visuel. Toutes les couvertures, sans exception, sont attirantes. Vives et colorées elles plaisent au premier coup d’œil et mettent en avant les romans. Chacune d’entre elles représente une scène ou un personnage de l’histoire, permettant à un lecteur non initié de mieux se représenter l’univers de l’auteur, tandis qu’elles illustrent à merveille les événements représentés pour un lecteur assidu.  Elles sont faites de telle manière que le regarder après une lecture revient en quelque sorte à « relire » le passage qu’elle représente et surement d’en avoir une meilleure représentation. Les résumés quant à eux savent mettre en appétit d’un tome un l’autre de sorte qu’on ne puisse pas s’arrêter de lire une fois la série entamée. Une fois à l’intérieur, on n’a qu’une hâte : continuer, et connaître le fin mot de l’histoire, même si en un sens il est plutôt difficile.

    Quelques mots ensuite sur l’écriture et le style d’Anne Robillard. Léger, frais et imagé, c’est un vrai plaisir que de la lire, c’est ce qui fait en grande partie la réussite de cette histoire selon moi. Elle nous dépeint à la perfection les paysages d’Enkidiev, et nous transporte avec la facilité d’une brise soulevant les feuilles d’automne d’un royaume à l’autre de son univers.  Elle nous fait vivre à travers les personnages les émotions et les moments forts de l’intrigue. Elle nous ballade d’un point de vue à un autre avec la fluidité d’une valse. Son écriture est aussi facile à lire qu’un morceau de musique classique est facile à écouter. Cette série fut l’occasion pour moi de découvrir un auteur qui m’était jusque là inconnue, un auteur vraiment talentueuse. Autre chose d’incroyable c’est sa constance au fil des tomes. Elle reste de page en page fidèle à elle-même, tout en réussissant malgré tout à s’améliorer. Tout comme un manga ka améliorera ses dessins au fil des tomes qu’il dessinera.

    Les personnages maintenant… Il serait évidemment trop long d’en faire une liste ici, car l’évolution dans le temps est véritablement rapide et les personnages apparaissent, sans pour autant disparaître en très grand nombre tout au long des tomes. Néanmoins, on s’attache autant aux premiers chevaliers, qu’aux derniers, adoubés dans les derniers tomes. Beaucoup de personnages viennent d’ajouter aux personnages principaux, donnant à la série de plus de plus de profondeur. Chaque personnages est décrit, en apparence et en caractère, comme s’il était le plus important du roman, même si son rôle est minime. Chacun à son caractère propre, très différents les uns des autres, même si on note des ressemblances selon les générations. Anne Robillard à l’art de nous faire saisir l’essence de ses personnages en quelques mots. Ainsi parmi les plus charismatiques, et les plus marquant, je pourrais citer Jason, ou encore Lassa, et Kira tout deux membres de la prophétie. Tous pourtant ne me sont pas agréables. Wellan, le grand chef des chevaliers, est trop parfait à mon goût, et des défauts me hérissent les poils, même s’il reste attachant. Si beaucoup me sont chers, Jason restera surement mon préféré, on ne défait pas les coups de cœur, même en douze tomes. L’évolution rapide dans le temps des romans permet de voir les évolutions des personnages, ainsi Kira que nous connaissons enfant, nous apparaîtra mère, et cela pour beaucoup de chevaliers.

    Un mot maintenant sur les méchants de cette histoire. Je dois avouer, que sans m’avoir déplu, ils ne resteront pas gravé dans ma mémoire. Tout au long, je les ai trouvées gentillets, bien trop effacé. En fait le peu de profondeur que l’auteur leur a donné enlevait, sans aucun doute, la monstruosité que leur apparence ou leurs actes pouvaient leur donner.   Mais dans un univers aussi travaillé et merveilleux que celui mit en scène par Anne Robillard, ce n’est qu’un petit détail sans importance. De plus, on peut ajouter que la présentation en insectes de ces personnages ouvre la série à un plus large public.

    On peut, pour continuer sur des points qui pourraient être considéré comme négatif, dire que j’ai trouvé les scènes de combats vraiment très pâles comparées à la palette de couleur et de sentiments qu’elle nous offre dans ses passages narratifs. Les toutes premières sont vraiment décevantes, voir totalement sans intérêt. Tandis que les dernières sont beaucoup mieux réussies, plus riches en détails, et aussi plus longues, elles gagnent en réalisme. Malgré tout, certains passages restent ennuyeux à mon goût, et même avec cette progression, elles n’atteindront jamais le niveau des scènes de combat chez Tolkien.

    De plus, on peut aussi dire quelques mots sur l’univers si riche des Chevaliers d’Emeraude. Si je l’ai merveilleux et parfaitement abouti du début à la fin de la série, je lui ai aussi trouvé une très grande part de surréalisme. En fait, il est vraiment trop utopique. Tous les grands malheurs ont pu être évités, et quoiqu’il arrive, qu’importe les difficultés, les Chevaliers s’en sortent toujours. Je ne dis pas que j’aurais préférés qu’ils perdent, loin de là, j’adore les happy ends… Mais je trouve qu’un peu de souffrance donne plus de matière à ce genre d’univers… L’atténuation permanente des scènes de combats et des morts tragiques enlèvent justement cette matière. Cette histoire reste tout de même un chef d’œuvre.

    C’est donc à regret que j’ai refermé le douzième tome des Chevaliers d’Emeraude, voulant que l’aventure ne se termine jamais et c’est donc avec plaisir que je la continuerais et que je la prolongerais avec les Héritiers d’Enkidiev. C’est une série que je conseille plus que fortement à tous les adeptes de fantaisie. La série, comme l’auteur furent une découverte que je ne regrette en rien.


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